samedi 13 octobre 2007

Compte rendu d'un article scientifique

POIRIER, Claude, « Perception et maîtrise de la norme de référence dans le monde francophone: un essai d'explication des différences. », dans Annette Boudreau, Jacques Maurais, Grant McConnel et Lise Dubois, Colloque international sur l'Écologie des langues, L'Harmattan, Paris, 2003, pages 113 à 130

La norme de référence de la langue française au Québec a fait l'objet d'une multitude de débats et de discussions depuis plusieurs années. L'article divulgué par Claude Poirier met en relation l'ensemble des éléments qui ont constitué la langue et la représentation qu'ont réellement les locuteurs de cette conception linguistique. Il explique son raisonnement en démontrant les différents aspects à considérer en commençant par élaborer les variétés de français. Il poursuit finalement sa réflexion en définissant les fonctions ainsi que les rapports qu'entretient une collectivité avec sa langue.
Pour commencer, l'auteur mentionne qu'il mest important de distinguer les diverses situations linguistiques afin de mieux comprendre les conceptions et comportements adoptés par les individus. En établissant les origines de l'histoire du français québécois, il marque l'évidence entre les variétés de la langue et la norme de référence. Poirier a principalement comparé la situation des québécois avec celle des européens et des africains. Il semble que le français de France est considéré comme un modèle de référence et qu'on peut observer une grande variété de cette origine sur plusieurs territoires environnants. Le niveau d'acceptation de la norme de référence est beaucoup plus élevé du côté des européens comparativement aux francophones nord-américains étant donné leur éducation. On remarque surtout des différences au niveau lexical dépendamment des zones tout comme dans certains pays d'Afique où la langue française connaît une remarquable évolution. Poirier constate qu'il y a deux variétés fondamentales distinctes du français: celle de la langue parisienne considérée comme un exemple où l'aristocratie en avait l'administration, et celle qui découle de milieux moins strictes qui a permis l'intégration de certaines particularités typiques régionales à l'origine du français que l'on connaît. Dans les cas, l'acceptation de la norme se fait différemment. La langue provenant de l'élite accepte la norme plus instinctivement tandis que dans un contexte présentant davantage de liberté, on note une inconscience par rapport aux caractéristiques du français parlé. Le spécialiste traite également la norme en rapport avec les fonctions de la langue. Il affirme d'abord que c'est à travers des échanges publics, administratifs ou officiels qu'on identifie une codification de la part du locuteur. Au Québec, l'usage oral de la langue s'écarte de loin du modèle de référence proposé précédemment. Une fois de plus, cete situation est directement reliée aux origines et à l'histoire du français. Le français y est priorisé et les québécois de langue maternelle restent sensibles à leurs entités. Cette conscience linguistique constitue un facteur dominant qui exerce une influence importante sur la norme. Le rapport de la communauté avec sa langue se définit particulièrement par ses différences ainsi que par ses conceptions. La francophonie québécoise revendique la reconnaissance des particularités du français comme langue maternelle. Cette prise en compte de la genèse proposée par Poirier, nous conduit vers une plus grande flexibilité du système. Dans cette perspective, plus de souplesse en ce qui a trait à la norme de référence requiert une révision et surtout une évolution de celle-ci afin de l'adapter davantage à nos valeurs et à l'usage que l'on en fait.
Finalement, Claude Poirier est d'avis qu'une conception logique du modèle de Louis-Jean Calvet serait adéquate, où l'on élabore un système qui se définit par des relations entre les langues considérant ses fonctions dans le milieu. Ce modèle rejoint davantage la norme actuelle du français et valorise les divers usages employés par les collectivités.

jeudi 27 septembre 2007

ATTENTION! Nuances...

Complexe vs compliqué

On qualifie qqch de complexe lorsqu'il est composé de plusieurs éléments ou difficultés alors que ce qui est compliqué est difficile à comprendre.

Chanteur vs chantre

Un chanteur est une personne qui a pour métier de chanter dans un groupe musical tandis qu'un chantre est une personne qui est chargée de chanter aux offices religieux.

Venimeux vs vénéneux

On emploie venimeux pour parler d'un animal qui produit du venin alors que vénéneux est utilisé pour qualifier qqch qui empoisonne lors de l'ingestion de celui-ci.

Amener vs emmener

Amener est l'action de faire venir qqn avec soi tandis qu'emmener consiste à prendre avec soi qqch en allant quelque part ailleurs.

Infantile vs puéril

On utilise l'adjectif infantile pour parler de ce qui est relatif à la première enfance ( en parlant de l'enfant lui-même ) alors que puéril démontre un manque de maturité de la part d'un adulte.

Adresse vs dextérité

Les deux termes renvoient à une habileté manuelle mais le nom dextérité définit l'accomplissement d'une tâche avec beaucoup plus d'aisance.

Physique vs physiologique

On dit physique en parlant de tout ce qui concerne le corps humain et physiologique pour ce qui est du fonctionnement de l'organisme humain.

Problème vs problématique

Un problème est une question à résoudre alors qu'une problématique est un ensemble de problèmes liés à une thématique, une science ou un domaine particulier.

Distinguer vs discerner

On distingue qqch lorsqu'on en différencie les caractéristiques spécifiques et les composantes et on discerne qqch lorsqu'on les reconnaît par un effort d'attention considérable.

Des mots qui ont plusieurs sens...

Grève (2)

1. Cessation volontaire et collective du travail par les salariés dans un but revendicatif.
2. Terrain plat formé de sable et de gravier, situé au bord de la mer ou d'un cours d'eau.

Émettre (2)

1. Produire au-dehors, mettre en circulation, offrir au public.
2. Faire sortir de soi, exprimer quelque chose.

Sauver (2)

1. Préserver qqn ou qqch d'un danger, d'un malheur, d'une mort certaine.
2. Économiser

Anticiper (2)

1. Exécuter avant le temps déterminé.
2. Prévoir, devancer l'évènement.

Élargir (2)

1. Reprendre plus large
2. Mettre en liberté ( un détenu ), relâcher,libérer.

Grêle (2)

1. Précipitation de grains de glace.
2. D'une longueur, d'une finesse excessive.

Application (2)

1. Action de mettre une chose sur une autre de manière qu'elle la recouvre et y adhère.
2. Mettre en pratique.

Développer (3)

1. Enlever ce qui enveloppe qqch., déballer, défaire.
2. Élaborer une idée, une pensée, une action ou un point de vue.
3. Faire croître, donner de l'ampleur.

Servir (4)

1. Mettre à la disposition de qqn ( une chose pour être consommée, utilisée ).
2. Aider en étant utile ou utilisé.
3. S'aquitter de certaines tâches ou obligations envers qqn auquel on obéit ou une collectivité.
4. Action de faire fonctionner une machine, un appareil.

Dur (4)

1. Résistant, solide.
2. Qui a des effets dangereux.
3. Qui manque de coeur, d'humanité, d'indulgence.
4. Pénible à supporter, désagréable aux organes des sens.

Ordre (4)

1. Disposition, succession régulière.
2. Principe de causalité ou de finalité du monde.
3. Organisation sociale.
4. Norme, conformité à une règle.

Panne (2)

1. Partie du marteau opposé à la tête.
2. Bande de nuages près de l'horizon.

Bureau

Lieu de travail des employés d'une administration, d'une entreprise.

Cocktail

Réunion mondaine avec buffet.

Déshabiller

Dépouiller quelqu'un de ses vêtements, dévêtir.

vendredi 21 septembre 2007

Un mot qui en dit long!

oto-rhino-laryngologiste


Définition: nom commun ( masculin ou féminin ) médecin spécialisé dans lediagnostic et le traitement des troubles du nez, de la gorge, de l'oreille et de larégion de la tête et du cou.


oto : préfixe qui se réfère à l'oreille

rhino : préfixe
du grec ancien rhis ( «nez ») qui fait rhinos au génétif, qui sert à former
des mots en rapport au nez

larynx : ( masculin ) partie supérieure de la trachée-artère, qui est un organe
de la respiration et le principal instrument de la voix
logiste : suffixe
( masculin ou féminin ) savant (e), spécialiste d'une science
Source: wikipédia

Mots et sensations


Exercice d'enrichissement du vocabulaire

1.Trouvez des verbes traduisant les effets que les odeurs ou les parfums produisent sur vous?
Ce parfum me séduit!
m'attire!
me répugne!
me plaît!
me dégoûte
me convient!
2. Ensuite, qualifiez l'odeur.
C'est une odeur agréable!
bizarre!
attirante!
étonnante!
repoussante!
surprenante!
3. Concevez un autre exercice d'enrichissement du vocabulaire
Pour le goût ( élèves de la maternelle )
Lors d'un dîner organisé par l'enseignant (e), les élèves devront évoquer à tour de rôle, des mots qui décriront leur goûter. Cet échange collectif leur permettra d'élargir leur vocabulaire et d'effectuer des associations avec les aliments.
Pour le toucher ( élèves du primaire )
Pour commencer, l'enseignant (e) distribue à chaque élève une feuille où une liste de différents adjectifs y sont inscrits. Par la suite, les élèves sont appelés à toucher des objets désignés par l'enseignant (e). Ils auront pour consigne d'associer le nom des objets qu'ils ont touchés avec l'adjectif qui le décrit le mieux.
( exemple: tapis = rugueux )
Pour la vue ( étudiantes du secondaires )
Dans le cadre d'une activité d'écriture, les étudiantes doivent décrire avec précision dans un bref paragraphe, une autre étudiante de la classe sans la nommer. Ensuite, elles liront cette description à tour de rôle devant les autres étudiantes qui devront deviner de qui il s'agit.

dimanche 9 septembre 2007

Petit questionnaire...

1.Êtes-vous une collectionneuse de mots?

Non, pas vraiment.

2. Qu'est-ce qu'un dictionnaire? un lexique? un glossaire? une encyclopédie? une terminologie?

Dictionnaire: c'est un recueil de mots, un ouvrage de références classées par ordre et accompagnées de
leurs définitions.

Lexique: c'est un ensemble de mots regroupant des termes utilisés dans une science ou une technique.

Glossaire: c'est un recueil de termes étrangers associés à leur définition centré sur un domaine.

Encyclopédie: c'est un ouvrage où l'on expose méthododiquement les connaissances d'un ou de plusieurs
domaines.

Terminologie: c'est l'ensemble des termes propres à une science, à un art ou à un domaine.

3. Quelle est la fonction du dictionnaire?

Le dictionnaire est un outil de référence qui nous renseigne sur l'orthographe, la signification, la nature et la provenance des mots.

4. Combien de dictionnaires possédez-vous?

Je possède sept dictionnaires au total. Vous pourrez consulter la liste prochainement sur mon blogue.

5. Consultez-vous souvent vos outils de référence?

Oui, surtout dans la profession que j'ai choisie.

6. Les dictionnaires sont-ils tous semblables? Selon vous, en quoi divergent les dictionnaires? ( composantes, nombre d'entrées, taille de l'ouvrage...)

À mon avis, ils servent tous à nous informer mais ils ont des rôles très différents et des caractéristiques propres à chacun.

7. Est-ce que tous les mots sont acceptables dans un dictionnaires? ( Qui décide de la norme? )

Je ne peux pas vraiment me prononcer sur cette question. Je laisse le soin aux experts d'en décider!

8. Connaissez-vous des dictionnaires de fabrication québécoise? ( lesquels )

Le Multi dictionnaire de la langue française